Obligations de confidentialité après le départ : jusqu'où va le secret ?

Clients, savoir-faire, données internes : délimiter ce que votre ancien employeur peut exiger une fois la relation contractuelle terminée.

Clé ancienne posée sur un carnet fermé à ruban

La fin du contrat de travail ne met pas fin à toutes les obligations. Les clauses de confidentialité et de secret des affaires peuvent survivre au départ, mais leur portée est encadrée par le droit positif et la jurisprudence.

Ce que l'employeur peut exiger

L'employeur est en droit d'exiger le respect du secret des informations stratégiques : données clients, méthodes internes, projets non publics, tarifs négociés. Cette protection repose sur l'article L. 1222-1 du Code du travail et sur les articles 1137 et suivants du Code civil.

Ce qui dépasse le cadre légal

Une clause ne peut interdire au salarié de mentionner l'existence de l'expérience professionnelle sur un CV, d'exercer des compétences générales acquises dans le secteur, ou d'utiliser des connaissances publiques antérieures à l'embauche.

En pratique après un départ

Avant de communiquer sur LinkedIn, de lancer une activité ou de reprendre contact avec d'anciens clients, relisez la clause de confidentialité à la lumière de votre nouveau projet. En cas de doute, une consultation ciblée permet d'éviter une mise en demeure coûteuse.

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